lundi 21 mars 2016

2002 Guyane encore.

Bien que cela soit prohibé, c'est avec plaisir que le Def participe aux reconnaissances de chantier en lieux est place de la 4L fourgonnette ou de l'Express en service au SMA.

Reco vers Favard, par temps sec, petit été de mars 2002.

Comme évoqué, sa modularité et l'absence de forces de l'ordre tatillonnes, permettent de convoyer famille et amis sur les rares routes ou pistes existantes même si la pénétration en forêt guyanaise se fait plutôt prioritairement par les fleuves et donc par pirogues.
Destrier fidèle ne serait-ce que pour rejoindre les dégrads (zone d'embarquement), il reçoit de nombreuses marques d'affections.

A l'occasion de son premier voyage en avion et de son premier voyage hors hexagone, mon ami JY, breton de souche ne connaissant que la BZH, la RP et l'Alsace fait le grand saut vers les terres hostiles de Guyane.
Reconnaissant et incapable de demeurer inactif, il s'est trouvé une tâche incommensurable en toilettant le Déf.
JY en action. Mars 2002.

Avec la fin du "petit été de mars", les précipitation reviennent et les trains de Mana sont fréquents.

Aux chutes d'arbres, viennent s'ajouter les inondations.





Du côté d'Attila Cabassou, la piste est submergée et le Déf devient pirogue (juin 2002).


A gauche, les herbes marquent la séparation entre la piste et crique en crue.



Même sans chute d'arbre, pénétrer en la forêt demeure délicat. Accro de carrosserie nickel s'abstenir.


On est vite perdu tant la forêt est dense.



Par ici la sortie ! Vaut mieux connaître un peu...


Pour la seconde année consécutive, il est décidé de rejoindre le Surinam pour y passer les fêtes de fin d'année. 
En 2001, nous y avions passé Noël (trois véhicules Nous, les Doutet, les Brossiers, le second) du 23 au 27 décembre.

Cette année, le voyage 2002 commence mal. A Saint Laurent du Maroni, surprise. Une gréve des fonctionnaires paralyse le bac de la DDE et du coup, impossible de franchir le Maroni, fleuve frontière, faute de pont. 
La nature a horreur du vide et face à cette déficience, un opportuniste au moins, décide d'accoupler 2 pirogues et d'organiser la traversée du fleuve.

Fort de l'expérience du génie et des chantiers, je décide d'embarquer même si le prix est un peu augmenté tandis que nos compagnons de voyage renoncent pour raisons de sécurité.
Je peux aisément comprendre leur position (femme, enfants, famille, voiture, etc...) mais pas question de reculer d'autant que nos chantiers en forêt profondes sont alimentés en engins TP, en carburant et en vivres lourds par pirogues malgré de nombreux sauts à franchir. 








Là, c'est plat et marée et clapot ne devraient pas poser problème.



L'embarquement.


La pirogue avec gilets est pour les passagers

Deux autres véhicules sont confiants

Un sapeur ne pouvait se résoudre à ne pas "franchir une brèche humide par moyen discontinu".

Ainsi, c'est seuls que nous passerons la Saint Sylvestre à Paramaribo mais que du bonheur.





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