La vie est ainsi faîte. Après les grands espaces, le besoin d'une pause ? A moins que ce ne soient les circonstances qui orientent les choses. Toujours est-il que les tours de roues deviennent plus locaux. BduR, Var, Alpes de Hautes Provence, Vaucluse ... Cantal, etc....
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| Boud'Alu de Mlle en tête... |
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| Photo de famille des participants |
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| Des similitudes mais tous différents car à finir et à aménager soit même... |
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| Un nouvel autocollant (cercle bleu motif blanc) sur le montant gauche atteste d'un moment de nostalgie (la 15/1) |
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| Les pneus dans l'eau fraîche du lac de Sainte Croix 83 |
| Probablement un "come back" de plus. |
Si mon subordonné et ami l'adj Dourthe a mis les pieds à La Crégut, c'est probablement à cause de moi, pour lui en avoir parlé ( à cause de l’homonymie) alors que je lui avouais ne jamais y être allé.
A ses premières vacances (1990), il a mis le cap avec femme et enfants vers ce lieu qu'il ne connaissait pas. A son retour, séduit et triomphal, il m'avait fait l'article au moyen de quelques prospectus qu'il m'avait ramenés de son périple.
15 ans plus tard, enfin, sur ces traces, nous découvrons ce coin de France (Cantal, Parc National des Volcans). Hélas, nous n'avons pas retrouvé son alliance égarée lors de son voyage initiatique.
30 avril au 8 mai
Le Nord - Obsèques Françoise et inhumation Toulon
16 au 21 juin déménagement Annie Le Buzulier
28 juin au 30 juin Nantes 44 Obsèques Tante Marguerite
Au retour, la fatigue aidant nous décidons de bivouaquer un peu avant La Souterraine (carrefour N145 A20). Pour ne pas top subir les nuisances sonores du transit routier important, nous pénétrons nuitamment dans un pré à l'herbe haute pour aller nous stationner contre une lisière propre à nous cacher.
Si la végétation nous englobe d'une pénombre rassurante, elle s'avère incapable de nous offrir un semblant de silence du fait du trafic autoroutier dense malgré l'heure.
Aussi décidons nous de prospecter plus avant pour trouver un havre de paix.
A peine en mouvement, nous constatons que les herbes hautes dans le faisceau lumineux des phares masquent notre trace. C'est donc à l'aveuglette et au pifomètre que nous traversons le pré vers ce qui nous semble être le passage busée d'entrée. A proximité immédiate du fossé, nous progressons au pas quand, d'un seul coup, le land plonge dans le trou et se retrouve presque à la verticale et de guingois.
Brélés par les ceintures de sécurité, les mains en appui sur le pare-brise pour diminuer la tension, nous nous demandons si la bascule à gauche compte tenu de la gite ou la casquette sera la prochaine étape.
Heureusement pour nous, la situation semble s'être stabilisée malgré un équilibre précaire.
Déverrouiller les ceintures tendues constitue une épreuve inattendue mais après avoir trouvé quelques appuis nous parvenons à nous extraire de nos sièges. Si le déverrouillage des portes fut simple, il n'en fût pas de même de leur ouverture puisqu'il fallut les retenir alors qu'elles aspiraient du fait de la gravité et de leurs axes de rotation à vouloir rejoindre le bord herbeux du fossé.
Après quelques contorsion nous voilà enfin sur le plancher des vaches et tentons d'analyser la situation grâce à une lampe électrique.
La roue avant gauche du land, disparait dans le fossé sans qu'elle n'en atteigne le fond du fait de la profondeur. Le parechoc avant repose partiellement sur le bord extérieur du fossé et sur l'arrête du ponceau, la roue arrière gauche fleurte avec le sol tandis que son homologue de droite se pavane à environ un mètre du sol.
Après quelques minutes de réflexion et quelques manœuvres manuelles pour apprécier stabilité et dégâts, arrive un quidam solitaire en R18 qui se propose de nous aider. Bien que circonspects mais ne voulant pas décourager une bonne volonté nous tentons de tirer le land vers l'arrière pour le ramener vers une horizontale plus rassurante.
Malgré des ancrages idéalement choisis au niveau de la roue arrière droite, la R18 et son courageux pilote ne parviennent à nous sortir de ce guêpier. Les herbages ne favorisent pas l'adhérence de la Renault et les mises en tension successives ne provoquent qu'oscillations du land et odeur d'embrayage qui souffre.
De fait, les opérations de sauvetage sont interrompues avant que la Renault n'en pâtisse et l'idée de trouver un tracteur est évoquée.
Ce faisant, et alors que nous n'avions parcouru que quelques hectomètres, nous tombons sur un semi-remorque arrêté sur le bas côté dont l'éclairage de cabine fonctionne. Cela nous permet de voir le routier et de comprendre que celui-ci vient de s'arrêter pour passer la nuit. Nous pressons alors le pas pour le rejoindre et frappons à la porte du tracteur. Peu rassuré, le chauffeur entrouvre légèrement sa vitre latérale pour nous adresser une fin de non recevoir car il doit dormir.
Notre insistance et notre désarroi l'incitent cependant à nous écouter et comme son intervention ne nécessiterait selon mes dires qu'un déplacement ridicule, il finit par céder et nous suit au volant de son semi-remorque jusqu'au Land.
Là, après avoir analysé rapidement la situation, il déclare que son intervention risque de conduire au renversement du Land sur le côté ou sur le toit.
A force de persuasion, il accepte d'accrocher notre sangle à son tracteur tout en déclinant toute responsabilité.
Durant le temps des explications, j'ai attaché l'autre extrémité de la sangle au tirant de pont avant gauche, pris le soin de faire passer la sangle bien à plat sous le pneumatique gauche qui est dans le fossé puis sur le bord du talus extérieur.
Le tracteur amorce sa marche arrière de quelques centimètres et immédiatement le land soulagé de l'avant gauche revint à l'horizontale et la roue avant rejoint le bord du talus extérieur tandis que la roue arrière n'a pas encore atteint le fossé.
Fin de la manœuvre et je saute au volant du Land pour l'immobiliser.
Rassurés, nous remercions, indemnisons et libérons notre sauveteur fidèle au slogan de Max Ménier "Les routiers sont sympas".
Après quelques manœuvre complémentaires d'avant en arrière et réciproquement, nous recentrons le Land sur la passerelle et le dégageons sur la route avant de souffler.
Après rangement des manilles et sangles, rechargement, vérifications et remise en route, nous reprenons la route vers Aubusson. Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un bivouac et nous installons pour la nuit.
Compte tenu de la manière dont le Land est sorti du piège, nous sous demandons rétrospectivement si nous n'aurions pas obtenu le même effet en utilisant notre cric gonflable positionné dans le fossé sous la roue avant gauche car il permet de soulever une charge d'environ 60cm ? La question restera en suspend puisque ledit cric est resté à Eyguières.







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