La décision est prise. L'heure du changement c'est maintenant. Nous partirons pour l'Amérique du Sud dans quelques semaines. Les questions en suspend sont encore nombreuses mais il va falloir se décider. Se rapprocher de la compagnie Grimaldi et voguer avec le land vers Buenos Aires ou Zarate en Argentine à moins que cela ne soit Montevideo en Uruguay ou Lima au Pérou.
Après études, croisements d'informations, estimations diverses et variées, la décision est prise. Le Land rejoindra Cayenne en container à partir de Saint Nazaire avec la compagnie Long Cours qui optimise le retour vers les Amériques des containers destinés au transport de bananes vers l'Europe.
Ceci étant arrêté, il faut accélérer les préparatifs. En janvier, malgré quelques flocons, les 2 roues de secours prennent position sur le platelage alu récemment réinstallé de la galerie. Tant pis pour le poids et l'élévation du centre de gravité mais un coffre alu DIY vient d'être installé sur la porte arrière.
Destiné à recevoir ce qui sert au quotidien ou presque comme sièges en toile, pieds de table, bassine, produits d'entretien, sangles et autres, il a aisément supplanté la roue dont nous espérons ne pas avoir à user trop souvent, quoique !
En févier, une fois encore, les Cévennes et l'Aigoual servent de terrain d'épreuve et de test pour ce qui est de l'isolation de la cellule, du placement des choses, des conversions "conduite", "repas" ou "couchage".
Bien que satisfaisant, les tests mettent en évidences que la condensation sur paroi froide est inévitable si nous persistons à nous passer de l'installation d'un chauffage (et ce sera le cas).
Le 23 mars, quelques heures avant le départ, le Land chargé est considéré comme prêt. La bâche verte du auvent (ex tapis de sol de tente) est roulée et sanglée à l'arrière de la galerie, la tente girafe pour les douches et la cantine pièces de rechange occupent une position provisoire du fait de la hauteur d'empotage (container).

Les 3 touques (habillement, linge et couchage), le plateau alu de la table seront brélès pour le roulage dans cette position définitive. L'espace pilotage est réduit à sa plus simple expression et le côté spartiate de l’installation est évident mais il nous convient car il est simple, fonctionnel et modulable à souhait.
Les cannes à pèche latérales (10 € décathlon) fixées sous la platelage de la galerie sont destinées à s'étirer pour supporter le auvent arrière tandis que la sangle rouge maintien les jerricans plastic vides prévus pour le GO. (Pour plus de détails, voir le blog intégral du voyage "changement de cap").
26 mars : Après une traversée de l'hexagone pavée d'une multitude de radars routiers nous voilà à Saint Nazaire juste avant l'empotage. C'est le moment de la séparation pour environ 4 semaines, le temps que le bateau rejoigne le port de Dégrad des Cannes à Cayenne.
Puisque nous en sommes aux retrouvailles, autant en profiter. Fort de notre domicile à roues, nous quittons le mess de Loubère pour aller passer une nuit au camp du Tigre, où nous vécurent durant 3 années entre 2000 et 2003 (cf début du présent blog).
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| Le premier plateau : carbet, terrain de boules et tennis |
| Petit déjeuner au calme. |
Le temps de nous élancer approche à grand pas et en attendant nous élisons domicile dans la cour de la maison de Sibylle, amie de longue date avec qui nous avions rejoint Macapa (Brésil) en 2003 et qui habite aujourd'hui Montjoly .
Les dernières achats réalisés (piles, alimentation, pharmacie, ...) nous prenons la route pour une durée indéterminée et la première étape nous amène à Cacao, village hmong de Guyane.
Les dernières achats réalisés (piles, alimentation, pharmacie, ...) nous prenons la route pour une durée indéterminée et la première étape nous amène à Cacao, village hmong de Guyane.
Mis à part le pont en grumes qui a été remplacé par un ouvrage d'art, difficile d'imaginer que 10 ans se sont écoulés depuis notre dernier passage tant tout est resté en l'état ou presque.
| Premier petit déjeuner du périple |
Le lendemain, nous reprenons la route en direction de Saint Georges de l'Oyapoq où il nous faudra trouver le moyen de franchir le fleuve, frontière naturelle avec le Brésil.
Oh bien sûr, aujourd'hui existe un beau pont à haubans qui enjambe l'onde mais il n'est toujours pas ouvert ni à la circulation ni au passage.
De fait, il nous faut recourir comme par le passé à la barge de Luis, entrepreneur brésilien d'Oïapoque qui en possède une.
Pour cause de weekend, nous bivouaquons 2 nuits en bord de forêt dans les faubourgs de la ville en espérant que lundi matin, Luis et sa barge seront au RDV s'il a compris mon message téléphonique.
| Au réveil... |
| Reconditionnement du land et alimentation électrique. |
Lundi matin, même si le soleil a laissé sa place à la pluie, nous sommes contents car La barge de Luis est là. Nous serons 3 véhicules à traverser ce qui ramènera le coût de la traversée à une centaine d'euros.
| Embarquement |
| Sous le pont de l'absurde... |
| Débarquement au Brésil. |
Après les formalités douanières à Oiapoque, les passages aux services de l'immigration et l'exportation temporaire, nous faisons le plein de GO et déjeunons avant d'attaquer la BR 156 vers Macapa et l'équateur.
| Pont de charpente |
| Bivouac aux environs de Calçoene |
| Pause déjeuner à Tartarugalzhino |
Après avoir atteint Macapa sans encombre ( piège de boue, arbre abattu en travers ou banditisme de grand chemin,...) nous nous lançons dans la recherche frénétique d'un moyen de franchissement car le Fleuve est là qui nous barre la route vers le sud.
Pendant ce laps de temps, nous bivouaquons une trentaine de km au nord de Macapa, en pleine pampa.
| Macapa monument du point zéro ou de l'équateur. |
Au bout de 2 jours, il faut se rendre à l'évidence. Nous ne trouvons rien pour franchir l'Amazone groupés (le land et nous) que ce soit vers Belem ou ailleurs.
Au troisième jour, nous décidons de nous enfoncer plus vers l'ouest par la piste pour tenter de rejoindre Almeirim
| Forêt, latérite et structure d'élévation pour cablage |
| Brèche humide Vitorià do Jari |
Malmené, secoué, soumis à d'indescriptibles vibrations et à un tangage infernal, le Land a rempli sa mission et nous a conduit à bon port. Néanmoins, il est plus que probable que les bidons, contraints à de multiples efforts se soient déformés et aient échappé à la pression de leur sangle de maintien.
Par un curieux et inexplicable hasard, la cantine, libérée elle aussi de tout lien, est resté sur le toit malgré le charivari.
| Bivouac à Munguba |
Par la suite, que la forêt soit naturelle ou le résultat de plantation d'eucalyptus ou autre, que le soleil ou la pluie nous accompagne, nous parvenons à circuler dans d'assez bonnes conditions jusqu'à atteindre Almeirim.
| Bivouac environ d'Alemeirim |
Là, dans cette ville de fin de piste, notre quête d'un moyen de franchissement reprends. Barrière de la langue, absence de structure et méconnaissance compliquent la tache du weekend (et oui, encore).
Après bien des péripéties, c'est le matin du troisième jour, à l'aube que nous trouvons notre bonheur et parvenons à embarquer grouper sur un bateau qui devrait nous déposer à Santarem dans un peu plus de 36 heures.
| Embarquement à Almeirim |
| Sur le pont avant |
| Almeirim avant de larguer les amarres |
| Amazone |
| Débarquement à Santarem. |
















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