lundi 21 mars 2016

2003 Guyane fin et le retour vers la métropole.

Le travail devenant pénible du fait de l'arrivée d'un patron dont l'incompétence ne pouvait rivaliser qu'avec sa suffisance, toutes les occasions pour s'échapper du camp du Tigre sont mises à profit.
Ainsi, les sorties en 4x4 ou en pirogue se multiplient et nous devenons injoignables.

MPA : embarquement vers Antecumpata (juin 2003)


Antecumpata.

Saut sur le Tapanahoni Surinam (mars 2013)

forçats du fleuve


Un peu plus en amont, le calme est revenu.



A l'occasion de l'une d'elles (février 2003) dans l'île de Cayenne, les troncs enfouis dans le sol pour sécuriser l'entrée d'un gué cèdent sous le Def. Nous voilà plantés sur la piste "Risque tout" la bien nommée.

Profondément enfoncée et bloquée par les grumes enterrées, la roue avant gauche est devenue inopérante tout comme celles du côté droit largement délestées.


Dépitée, Sylvie n’esquisse pas l'ombre d'un mouvement. Pourtant les bains de boues, c'est bon...




La première tentative de dégagement par voie arrière (sangle orange) avorte rapidement. Le treuil électrique du dernier véhicule (une japoniaiserie) chauffe et prend feu sans que le Def n'ait bougé d'un seul centimètre.




La tentative d'extraction à partir du Fontera de Sibylle et Fabrice ne donnera rien. Si les bras d'acier des forçats, le tire fort et la sangle sont à la hauteur du combat, le 4x4 de chez Opel s'avère trop léger d'autant que l'adhérence est moyenne alors que le Def est bien scotché.



Il faudra réitérer l'opération en prenant pour ancrage un bouquet d'arbres grâce à la sangle. En effet le troisième tentative sur un seul sujet s'orientait vers un arrachage.



Début mai, nous reprenons la piste direction Macapa (Brésil)  et l'équateur. La Guyane n'est qu'à environ 5° de latitude nord.
Après le franchissement du Maroni, fleuve frontière, nous empruntons la BR 156 vers le sud. La piste est tellement défoncée et détrempée que 40 km seulement seront parcourus la première heure.
Après une halte photo et quelques conciliabules, nous reprenons la piste vers Calçoene, gite d'étape.


La praticabilité de la piste ne s'améliora pas et c'est souvent que nous fûmes arrêtés par des bus ou des véhicules embourbés. Solidarité oblige, collectes de branchages, poussées, tirages et la progression reprenait.

Le soir ce fût une Parilla mémorable tant par la quantité de bière ingurgitée que la qualité de la viande à peine saisie  (Tic Tac), le tout pour un prix si dérisoire que nos hésitations et nos interrogations ont laissé supposer au tenancier que nous contestions l'addition.

De même, en ce jeudi soir du 1 er mai, nous eûmes l'agréable surprise de pouvoir faire réparer une roue crevée par 2 adolescents. Malgré des moyens de fortune et de l'ingéniosité, la lumière des phares du land puis la lueur famélique d'une ampoule 30 W, un pincement de chambre à air, etc ils œuvrèrent jusqu'à triompher et c'est vers 22 h que nous les vîmes nous rejoindre à la parilla, poussant fièrement devant eux la roue réparée comme un cerceau.


La météo n'ayant guère évoluée, humidité et fraîcheur affectèrent Sylvie comme d'hab.


C'est au point zéro de l'équateur à Macapa que, comme l'attestent les ombres, le soleil nous a rejoint.





Le retour n'offrit pas de péripétie particulière jusqu'à ce que nous arrivions sur les berges de l'Approuague. En effet, bien que présents à l'heure convenue avec le passeur et le pilote de la barge, nous ne vîmes rien venir. Aussi, un bivouac fut-il établi et la longue attente commença.
Grâce à une des nombreuses pirogues qui sillonnent toutes les étendues d'eau (il n'y a pas en Guyane de fleuve navigables), nous parvinrent à faire traverser l'un d'entre nous pour alerter quant à notre contre temps.
Le lendemain matin, le bruit d'un propulseurs annonça l’arrivée de l'équipage et nous pûmes franchir le fleuve et rejoindre notre unité pour midi.

Après toutes ces sorties sanitaires, l'heure de la délivrance approche. C'est le 10 juillet, que nettoyé autant que faire ce peut, le land s’apprête à embarquer dans son container avant d'être encerclé par notre mobilier et nos effets personnels.




L'empotage commence...





Parfaitement centré dans le conteneur, il ne reste plus qu'à arrimer et caler.



Septembre 2003.
A peine récupéré, les propriétés du land sont mises à profit pour pouvoir stationner à Miramas le Vieux village où les places sont plus que comptées.





















C'est souvent qu'ainsi perché nous avons pu approvisionner la maison semi troglodyte de Luis et Bérangère en matériaux, en bois de chauffage ou autres, la remorque servant ensuite de brouette dans les ruelles ou venelles jusqu'à leur pas de porte.

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